À propos

Des millions de Français possèdent un bout de forêt. Presque aucun ne sait comment le vendre.

Le constat

La forêt couvre près d'un tiers de la France métropolitaine, et les trois quarts de cette surface appartiennent à des particuliers. Ils sont trois millions et demi. La plupart détiennent moins d'un hectare, presque toujours reçu par héritage — une parcelle qu'on n'a pas choisie, qu'on visite rarement, dont on connaît mal les limites.

Source : surface forestière et part privée : inventaire forestier national de l'IGN ; nombre de propriétaires forestiers privés : Centre national de la propriété forestière (CNPF).

Le marché forestier, lui, se porte bien : environ 23 000 massifs vendus en 2025 pour 2,17 milliards d'euros, sur une tendance haussière depuis une quinzaine d'années. S'y ajoutent de nouveaux entrants — investisseurs attirés par les dispositifs fiscaux, entreprises en quête de compensation carbone.

Source : indicateur du marché des forêts Safer – Société Forestière, relayé par Les Echos.

Mais ce marché-là n'est pas celui des petites parcelles. Les statistiques ne comptent que les biens d'un hectare et plus. Un demi-hectare de chênes hérité d'un grand-père n'apparaît nulle part : ni dans les chiffres, ni chez les notaires spécialisés, ni sur les portails de propriétés forestières, où le ticket d'entrée se compte en dizaines d'hectares. Ces parcelles changent de main entre voisins, ou ne changent pas de main du tout.

Source : seuil de comptabilisation d'un hectare : périmètre de l'indicateur Safer – Société Forestière, qui n'intègre que les transactions portant sur au moins un hectare.

Le déclencheur

J'ai découvert ce paysage dans un reportage des Echos consacré à la gestion des forêts privées. Ce qui m'a arrêté n'était pas le milliard d'euros, c'était le nombre de propriétaires : 3,5 millions de personnes, dont une majorité détiennent quelques ares dont ils ne savent pas quoi en faire. J'ai cherché où ces parcelles se vendaient. La réponse est qu'elles ne se vendent presque pas, faute d'endroit pour les proposer. Il existe un site pour vendre une voiture, un vélo, un canapé. Aucun pour un bois de trente ares.

Ce que fait SylvaMarket

Un support d'annonces, rien de plus, rien de moins. Les propriétaires publient leur parcelle avec sa surface, sa localisation à l'échelle de la commune, ses essences et leur prix. Les acheteurs cherchent, filtrent, contactent le vendeur et discutent le prix dans un fil de messages. Une estimation indicative, calculée à partir des données publiques de transactions immobilières, donne un ordre de grandeur — pas une valeur.

Source : estimation indicative calculée à partir des demandes de valeurs foncières (DVF), publiées en open data par Etalab sur data.gouv.fr.

Ce que SylvaMarket ne fait pas

Nous ne sommes pas une agence immobilière et n'intervenons dans aucune transaction. Nous ne rédigeons aucun acte, ne détenons aucun fonds, ne prenons aucune commission sur les ventes. Une proposition de prix acceptée sur la plateforme n'a aucune valeur contractuelle : seul l'acte notarié engage les parties. Nous expliquons les étapes — droit de préférence des voisins, information des collectivités, passage chez le notaire — mais c'est vous qui les accomplissez, avec les professionnels de votre choix.